Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /Sep /2009 11:28
Cet été j'ai fait un petit voyage à Essaouira, je souhaite vous emmenez dans mes yeux..


Récit de mon Séjour
 
La terre est dorée , caressante par sa luminosité, envoûtante par sa
virginité, l'âme se transporte sous un ciel bleu limpide, on oublie vite
les tracas de la vie absurde et nous voila dans un chemin de béatitude.
 
L'esprit se vide le long du trajet, le cœur se renforce par le poids de la
chaleur qui entoure chaque pierre, chaque roche, qui surgissent de nul
 part, pour construire leur monde fait de ténacité et d'endurance.

Comme des explosions de sentiments , les montagnes du désert
surgissent,résistent, subjuguent et laissent les yeux émerveillés puis perplexes.

Le long du chemin vers Essaouira, le vent change de cap et de tonus à
chaque virage,il devient cajoleur, plus féminin à l'approche de la ville.

Les arganiers, les oliviers, les sabras qui longent les routes, les mules,
les chameaux, les brebis, un mélange de vie qui fait de ce pays un
tableau d'une beauté exquise.

Des pins et de la verdure qui couvrent la nudité petit à petit ,
le sable se mélange avec la terre qui devint rougeâtre et pudique,
 le mariage est sublime.
Et contre toute attente, une plage surgit comme un mirage, le rêve
des navigateurs
terrestres, entrevoir la plage.
Cette mer que mon esprit ne veut plus oublier, possède en elle une ardeur et  une
autorité épousées par une douceur et une alacrité.
Elle te prend par son calme, son écoute, sa grâce, elle te laisse l'adopter, la câliner
et la prendre en gouttelettes dans ton cœur.

Les dunes aux alentours, les îles de gauche et droite, la forteresse , le métissage ,
les souvenirs de l'histoire baignent sous un ciel d'un aube frémissant, portant toute
l'ardeur des vagues, en sel , en chants de mouettes,qui bercent chaque
âme le long de la journée jusqu'au crépuscule.

Le baiser du soleil sur Essaouira chaque soir est unique, comme celui
d'un amant, le mien surement .
Il prend le temps qu'il faut pour laisser son empreint, son éclat ,
son  orange virant vers un rouge de passion, un amour que j'ai retrouvé
dans cette beauté divine,une réponse, un vœu et un plaisir.

La vielle ville avec sa squalla, ses canons et son port, ses bateaux
de pêche, son architecture hybride, on croit voir une forteresse anglaise
avec sa tour, imaginant une histoire de marins, de batailles navales.
Des portes avec des empreints d' étoiles, des coquillages et des fleurs, des inscriptions en arabe et des entrées qui rappellent les temples grecques.

Des pêcheurs qui veillent sur la ville, leurs sourires éclatent d'innocence.
Essaouira est surement la ville la plus artistique du royaume, des galeries, des artistes
dans chaque coin de rue, des artisans et des couleurs chaudes et sensuelles.
Dans chaque ruelle, les artisans  se partagent les richesses de cette
ville, connue par sa thuya, ses bijoux en argent, sa tapisserie,
son lainage et ses huiles.
Une ville en éveil continuel.

Les visages de différentes races , couleur, finesse, se partagent
les arômes de la mer,l'aura du ciel, les germes de la terre.

La cohabitation des langues, des cultures, des religions dans
un silence souverain ,l'amitié peut naitre dans cette ville, rien que
par le bonjour, le salam et le shalom.

Sur la terrasse, les mouettes m'ont soufflé ses mots,
leurs chants doux , leur présence au permanent banni la solitude.

Essaouira , je garderais toujours de toi cette quiétude, cet amour
retrouvé ,cette muse que je garderais au fond de mon cœur.

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Vagues et allégresse

 

Je t'ai connu amoureuse ;
Sur ton brouillard je dessinais mon ange.

 Sur ton port je prenais mon envol !
Je voguais vers la flamme de mon cœur.

Je revenais le soir cherchant espoir.
De le voir, de savoir sur quelle vague il vole.

Le chemin vers toi est une traversée de vallées colorées :
De figuiers, arganiers, amandiers, oliviers.

Ton parfum de bois embaume ma foi de saveurs d'éden.

Ton Sabra nourrit ma patience en consistance.

 

Mon esprit s'affaisse et se redresse vers la béatitude de t'entrevoir.

Tes vagues se déchaînent sur mon âme en quête de nouvelles.

 

 Elles portent le mystère des poètes.

La muse des hommes de lettres.

Le vibrato des mélomanes.

La verve des maîtres peintres.

 

Ton ciel embrasse mon corps frêle ;
Brise, zéphyr, lyre, je suis amante de tes délires.

Je me couvre de toile en laine pour te séduire.
Je suis tes dédales en espérant te découvrir.
Je sculpte tes murs dans l'attente de t'entretenir.
Je retombe dans le plaisir d'aimer sous tes désirs.

Ton vent voyageur, baroudeur, cajoleur cherchant aventure.
Ta terre odorante, opulente, enivrante, berçant  ma culture.
Tes canons portants histoire, terroir et territoire.

 Tes mouettes exhalant leurs fraîcheurs, leurs clameurs et leurs vigueurs.

Je te retrouve havre de  sérénité, bastion des gardes de paix, ville de fraternité.

 

Sur ta plage nonchalante, ombrageuse, posée et enjouée.

L'amour se fond dans ton âme, ton essence et ton souffle ;

Telle une vague nourrissante et un sable assoiffé :

Sablant, lapant, lampant vie et vitalité, alacrité et vivacité,

Renaissance, reviviscence, survivance.

 
Par les fleurs du Sultan - Communauté : Ruche de beaux mots
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /Juin /2009 18:09
10 -

    Le lendemain, Rue Amir Abdelkader en plein centre de Bejaïa, Nesrine et Sarah étaient déjà prêtes à affronter les registres de la mairie .

A 8h du matin, elles attendaient devant la porte Mr Nejar le responsable des archives, comme à son habitude, il n'était la que vers les 9h du matin.
Les deux filles le suivirent dans un bureau sombre avec des murs défraichis,une forte odeur de moisie, pas de fenêtres, pas de vie dans ces couloir du sous sol.
On ne trouva qu'une chaise avec un bureau sale portant des couches depoussière, Mr Nejar, mit devant les deux filles deux douzaines de registres pour le début de leur recherche, puis s'en alla prendre son café matinal.
Seules, Nesrine et Sarah se regardèrent, elles n'avaient pas imaginé l'ampleur du travail qui les attendait.
Elles prirent leur kleenex pour nettoyer un peu le bureau, et Sarah s'installa dessus et prit le 1er registre et dit à son amie :

-        « On a qu'à prier que ton frère ou ta sœur est vu le jour en 1971,
comme cela on ne va pas passer la journée ici »

Et le silence régna dans le bureau des archives dans ce sous sol délabré.
On avait presque oublié l'heure, et les deux filles après quelques heures n'avaient rien trouvé sur Bakri.
Le désespoir s'infiltra dans le cœur de la petite rousse, elle espérait tellement de ce petit voyage vers Bejaïa, mais l'aventure devait se terminer ce jour même, quelle mensonge donner encore à ces mères.
Quand soudain Sarah cria :

-        « J'ai une Bakri, avec son père Messaoud, elle est née le 19 février 1978, je pense que c'est ta sœur, regarde »

-        « C'est vrai, qu'on a le même non et prénom du père, tu penses que c'est ma sœur ? »

-        « Pourquoi pas, mais cela ne nous avance en rien, il n' ya pas d'adresse dessus, comment on va faire, on est bête on n'a pas pensé à cela avant »

-        « C'est vrai, mais réfléchis, si elle est née en 78, elle a dû aller à l'école, au collège, on a qu'à voir dans les collèges de la ville »

-        « Tu rêves debout Nesrine, tu sais combien il y a de collège à Bejaïa, il nous faudra passer au moins un mois ici »

-        « Oui je le sais, mais je ne veux pas croire que j'ai fait tout ce chemin pour revenir avec rien »

-        « Ce n'est pas rien , on a déjà une piste , on pourra revenir après , Nesrine , dit , tu ne pensais tout de même pas régler une affaire pareille en24 heures , c'est impossible , en plus on a lancé les recherches au commissariat , il nous a promis de faire son possible , s'il y a quoi que ce soit il va contacter ma tante et on pourra revenir »

-        «Je sais, j'avais mis tellement d'espoir »

Sarah était heureuse de sortir de ce trou, il faisait froid, et l'atmosphère avait
une touche morbide dans ce sous sol.
Il fallait penser maintenant à rentrer sur Alger.

    Le soir même quand Nesrine, rentra à la maison, ces trois mères l'accueillirent bras grands ouverts.
A les voir on croira que la séparation a duré des semaines, Nesrine était insensible à tout cet amour, son cœur avait pris le large vers un horizon qu'elle a du mal à dessiner.

Mourad n'ayant aucune nouvelle d'elle, désespéra de la revoir.
Ils ne se sont revus qu'une semaine après, l'anniversaire de Nesrine était  belle et bien une date passée.
Mais il tenait à lui offrir son cadeau, c'était une chaine en or avec deux cœurs ,le sien et celui de la rousse.
Nesrine devant un si beau cadeau resta muette, ses joues se sont enflammées, ses yeux se sont remplis de larmes, son cœur saignait et sa bouche resta fermée.
Quoi dire à cet homme qui reste fidèle dans l'ombre, et attentif en silence.
Elle regarda Mourad dans les yeux, les paroles des prunelles des yeux sont  un concert d'amour en paix et en secret.
Il osa enfin lui donner le baiser qu'elle attendait surement en fond d'elle, cette caresse de ses mains sur ses joues, ce contact qui la rapprocha de lui pour s'oublier un peu, pour être enfin dans la peau de son bien aimé.
Elle se laissa bercée pour se reposer des tourments de son esprit, de la colère de son cœur et de la déception de son âme.
Il lui suffisait d'un baiser pour se lâcher et se faire aimer par cet homme qui la regarda sans parler, qu'il embrassa sans se culpabiliser, lui aussi oubliait, sa vie, sa noblesse et sa fierté devant la petite rousse qui pleurait.

    Les deus amoureux dans ce restaurant sur la plage d'Alger, sont restés une heure ainsi, ils laissaient leurs corps se vidaient des charges de la vie , enlacés , l'amour des deux cœurs se parlait et cela suffisait pour les deux.

Le bruit du bateau qui rentre dans le port a soulevé le voile de la discrétion sur les deux amoureux, et le retour vers la destinée.
-        « Et si tu me disais ce qui t'arrives ? »
-        « Je ne sais pas si tu es capable de l'assumer. »
-        « Tu ne pourras jamais le savoir si tu ne me le dis pas, pense, que je suis là pour toi, je ne suis pas jeune pour des folies de cœur, ni un étourdi par les délires de la vie, tu sais bien que je porte en moi l'homme responsable »
-        « Je sais, et c'est aussi pour cela que je me demande si tu vas bien porter la responsabilité de mon passé »
-        « Donc c'est du passé qu'il s'agit »Mourad l'avoua presque qu'il était soulagé,il avait peur que le changement de Nesrine était dû à une rencontre  amoureuse avec un plus jeune.
-        « Oui c'est mon passé et mon avenir aussi »
-        « Vas y tu peux me le dire, fais moi confiance, et juges après »
-        «Tu sais le jour ou je suis tombée malade et que l'endocrinologue m'a dit que mon diabète était surement héréditaire, ce jour là je ne sais pour quelle raison , j'ai eu cette idée de chercher dans mes origines, je trouvais cela étrange d'autant plus que ma grand-mère affirmait que jamais un membre de notre famille n'a été diabétique .J'ai cherché , mais ce que j'ai trouvé; était plus douloureux que la maladie même.Je suis adoptée Mourad , je ne suis pas la fille à mes mères, je veux dire, je ne suis pas la fille de la demie sœur de ma tante que j'appelle maman
depuis toujours , j'ai toujours cru en cette histoire, que j'étais la fille de Khadija la demie sœur , et voilà que j'apprends que ma vraie mère est une Khadija de Bejaia, que mon père s'appelle Messaoud Bakri , que ma mère avait fait une gaffe toute jeune , et je suis cette gaffe »

Mourad écoutait tranquillement, il ne semblait pas choqué, ni déçu ,
ce qui intrigua plus Nesrine :

-        « Tu ne dis rien »

-        « Je t'écoute ma puce, alors c'est cela qui t'a changé, tu avais peur de ma réaction devant cela, mais tu n'es pour rien dans ce passé, tu ne l'as pas choisi, d'ailleurs qui choisi ses parents ? personne. Bon, tu n'es
pas leur fille biologique, mais tes mères t'adorent, elles t'aiment plus que tout au monde, je les ai vues quand tu es tombée malade »

-        « Je sais qu'elles m'aiment, mais je voudrais connaitre mes vrais parents tu sais que j'ai une sœur »

-        « comment le sais-tu ? »

-        « Je suis allée à Bejaïa avec Sarah la semaine passée et j'ai fait des recherches »

En ce moment là, Mourad était surpris ;

-        « Vous êtes allées seules là bas, mais c'est risqué, tu m'étonnes Nesrine, et qu'en penses tes mères ? »

-        « Elles ne savent pas, tu penses ! elles ne veulent plus que je parle de mes parents biologiques, mais moi je n'arrive pas à faire un trait la dessus »

-        « Je les comprends »

-        « Tu comprends qui ? »

-        « Tes mères »

-        « Bein dis donc merci, je pensais que tu allais me comprendre moi et non pas elles »

-        « Mais je te comprends, attends ne te fâches pas et ne fais pas cette tête, laisse moi t'expliquer , ma chérie ( c'était la première fois qu'il l'appelle comme cela , Nesrine était surprise , elle ne savait plus si cette chérie était pour l'amadouer ou parce qu'il le pensait vraiment) Ma chérie , je comprends  que tu sois choquée et que tu veuilles découvrir toute la vérité, mais il faudra aussi te dire que le passé c'est déjà dans l'oubli, ton père ne connaît rien sur toi , il doit avoir une famille , comment penses tu qu'il va réagir si tu ré-apparais comme ça dans sa vie , et ta mère biologique , tu as pensé à cela , elle doit être mariée avec des enfants , si elle n'a rien dit sur toi, tu ne vas que la faire souffrir si tu te manifestes maintenant »

-        « Je ne suis pas dupe, je sais que mon père ne va pas m'ouvrir ces grands bras, je ne vais pas m'imposer, je veux juste le voir , rien que ça , et ma mère biologique aussi , il y a une chance qu'elle ne m'a pas oublié, je veux savoir si elle pensait à moi »

-        « A t'entendre, j'ai l'impression que tu manques d'amour, alors que tu es couverte d'affection »

-        « Je ne manque pas d'amour Mourad, mais je sens que je suis une autre, entre Nesrine l'étudiante, la fille des trois mères et celle qui a été rejetée par ces parents biologiques, c'est une bataille dans mon esprit pour prévaloir l'une sur l'autre, quand je mets ma tête sur l'oreiller je ne sais qui écoutait, je sais si je ne fais pas ce pas je ne trouvrais jamais faire la paix en moi  et je me poserais toujours cette question. »

-        « Je te comprend »

Puis le silence a reprit ces droits sur l'ambiance et chacun a prit un chemin de réflexion quand Mourad dit :

-        « Et pourquoi tu ne m'as rien dit avant »

-        « Tu es de la famille Bennani, la grande et noble famille Bennani, alors que je suis une b....., »

Mourad n'a pas laissé Nesrine continuer
-        « Je vois que tu ne me connais pas bien Nesrine »

-        « Certes je ne te connais pas assez, mais je pense que ce sont les épreuves de la vie qui nous font connaître les gens sincères »

-        « Moi, je découvre une femme au lieu de la fille rousse de cela une année, et je suis fou d'elle »

Nesrine rougit à nouveau, elle était soulagée et heureuse de savoir que son amour n'a pas été ébranlé par son passé.
-        « Tu comptes poursuivre tes recherches sur tes parents biologiques »

-        « Oui, au commissariat de Bejaïa, le policier m'a promit de faire des recherches, j'attends »

-        « J'attends avec toi, mais cette fois ci je viens avec vous les chipies »

Les deux sourirent et passèrent l'après midi ensemble dans l'attente d'un avenir.

Les couleurs du futur sont celles qu'on dessine avec nos prières et nos vœux.



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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 15:30
9-

     Les nuages gris de l'hiver encombrent  les cœurs.

On attendait le printemps avec impatiente, à l'état général du pays se rajoutait celui de Nesrine qui n'avait de tête que pour ses parents biologiques, leurs histoires et leurs vies actuelles.


     Les examens n'étaient plus une priorité, elle voyait l'année universitaire vouée à l'échec et cela ne comptait plus à ses yeux, elle qui était d'habitude si pointilleuse sur la planification de sa vie.

Le bac à 17 ans, le diplôme de pharmacie à 23 ans, une spécialité en botanique puis à 25 ans son Master.

A 30 ans elle devait être la directrice du Labo Saidal.

Elle avait un programme à suivre et elle n'avait jamais voulu d'un imprévu.


Voila que sa vie est devenue une complète improvisation.

Mourad tentait de la comprendre, il restait muet devant son silence et doux devant ses regards glacials.

Elle avait le cœur en miettes et dés qu'elle se retrouvait seule, Nesrine pleurait, ses larmes coulaient pour laver sa vie qu'elle voyait souillée, et elles giclaient son amour pour Mourad.


     Le jour de son anniversaire approchait, Nesrine appréhendait ce moment, elle ne voulait plus d'affection de ses mères surtout en cette période et elle ne voulait pas se retrouver avec Mourad dans un cadre romantique, elle aurait fondu et surement elle aurait craché la vérité.

La seule qui pouvait la comprendre était Sarah.

Son amie avait usé pour arracher la vérité de la bouche de Nesrine, elle lui reprochait son comportement avec son bien aimé, mais elle comprenait aussi son déroutement.

En fin du deuxième trimestre, les deux filles avaient concocté un bon plan pour aller à Bejaia , Nesrine devait mettre un visage sur les noms de ses parents , avoir une filiation  c'est bien mais il fallait au moins savoir si elle avait d'autres frères et sœurs, des familles pouvaient l'attendre de l'autre coté.


Sarah d'origine kabyle a juré d'aider son amie, il était prévu de partir chez la tante de cette dernière et de là faire les recherches sur les parents éventuels de Nesrine.

Tout le problème résidait dans les mères de la rousse.

Elles n'avaient jamais permis à leur fille de coucher loin de la maison et c'était plus dangereux dans ces moments d'instabilité du pays et l'état de Nesrine était critique d'un point de vue moral et santé.


Nesrine, pensait à une fugue, peut importe à ses yeux, ce que ces mères vont subir en tristesse ou en chagrin, il était devenu primordial  pour elle de voir la vérité avec ses yeux.


C'est ainsi que le jour de son anniversaire allait devenir celui de sa grande libération, de son voyage vers son passé.


     Bejaia, est une ville charmante sur la méditerranée, elle adoucit les cœurs brisés avec sa brise et elle berce les esprits agités avec son parfum léger.

L'escapade avait l'air d'une aventure aux yeux des deux filles, le trajet s'est fait dans la journée

Le cœur de Nesrine battait comme un fou enragé, la peur, la curiosité, l'excitation se mêlaient et explosaient sur son visage entaché par sa rousseur et sa fugue.

En descendant du car à Bejaia, Nesrine voulait tout de suite commencer ses recherches, elle avait le nom de son père, elle pensait le chercher à la mairie.


Inventer une histoire pour donner raison à sa quête masquée.

Sarah plus calme, lui conseilla d'aller se reposer avant tout chez sa tante puis essayer de faire les démarches possibles, rien n'est garanti.

Chez la tante, les deux filles ont mit un plan d'attaque, il fallait commencer par l'administration, elles ont inventés une histoire celle d'un mémoire de fin d'études sur les Noms communs en Algérie.


Elles devaient être deux étudiantes en Histoire et leur recherche avait pour thème les grands noms de famille en Algérie après l'indépendance.

Sachant que la société arabe ne possédait pas en définition le Nom de famille, c'est un terme et une conception ramené par la colonisation.

Dans le temps, chaque fils portait le prénom de son père, par exemple

C'est Mohamed fils d'Ali fils de Slimane ......

Mais d'un point de vue administratif, cette nomination avait quelque chose d'arbitraire et de pas très solide.

Alors les français ont donné des noms de famille de façon aléatoire souvent d'après l'apparence des gens à leur inscription

Ainsi est née la famille Ben gouffa par exemple, le bonhomme s'était présenté avec son couffin le jour de son inscription à la mairie pour avoir ce nom de famille , et comme tout les arabes aux yeux des occidentaux portent le même prénom Mohamed , fils de Mohamed , alors le bonhomme avec son couffin et devenu Ben Gouffa .


C'était une histoire que les deux filles avaient pris le temps de modeler et de confectionner pour avoir une légitimité dans leurs recherches dans les registres de la mairie de Bejaïa.

 

     Une fois devant le responsable de l'état civile, les choses n'étaient pas aussi faciles que prévues.

Il y avait des tonnes de registres, cela pouvait prendre une année de recherche, Nesrine et Sarah n'avaient pas beaucoup de noms à proposer, sauf celui de la rousse et quelques un inventés ou empruntés à leurs camardes.

Le fait d'être étudiante ouvre souvent des portes, et l'accueil est souvent bien aimable, un héritage socialiste de la république fort apprécié par les deux étudiantes en cavale.

Les deux amies devaient revenir le lendemain de leur passage pour avoir accès à certain registres  de 1970 jusqu'à 1980.


Nesrine était sure de trouver quelque part des naissances, des mariages, ou même des décès de personnes portant son nom de famille.


     Chez elle à Blida, le soir venu, on attendait le retour de Nesrine, après une demi-heure de retard, on commença à s'inquiéter.

Une heure après, c'était bien plus que l'inquiétude, c'était la crainte que quelque chose de mal ne soit arrivée à leur fille.

Les mères avaient le cœur qui brulait, elles étaient toute devant la porte à attendre, imaginant la silhouette de leur fille sous les arbres de l'allée avec son cartable et sa démarche déterminée.

La veille mamie ne pouvait plus d'être debout, elle ramena une chaise et se mit devant la porte.

Tout le monde guettait, avec la peur qui noue l'estomac, la radio allumée afin de savoir si un attentat a eu lieu quelque part sur la route entre Blida et Alger.


     Entre temps Nesrine était dans les rues de Bejaia, elle se dirigeait vers le commissariat, la bas, elle allait encore faire sa petite recherche mais là dire la vérité.

Au commissariat de Bejaïa, le jeune officier de police qui l'accueillait devait avoir son âge , dans ses moments difficiles ou la police était devenue cible , les policiers étaient presque ravis de voir des citoyens qui avaient de la sympathie pour l'uniforme.

Il accueillit les deux filles dans son bureau.

Elles avaient demandé à voir un agent responsable des personnes disparues.

En le voyant, elles se demandaient si ce jeune homme n'était pas lui-même égaré dans Bejaia, car il venait de Tlemcen.

Une affectation de ville en ville pour la sécurité et la sauvegarde de leurs vies, que ces jeunes recrus devaient subir.

Il écouta le récit de Nesrine, il compatit.

Ces temps durs avaient aussi imprégner la vie algérienne d'une compassion citoyenne, une entraide et une amitié dans la tristesse et les chagrins de la vie.

Tout en gardant un œil de méfiance et de crainte de l'ami, du voisin et même du cousin, qui sait ?

Le jeune policier, promet à Nesrine et son amie de faire des recherches.

Mais il fallait du temps, peut être même beaucoup de temps, tout en espérant qu'il ne sera pas affecté ailleurs avant d'avoir terminé son enquête.


     Et les mamans attendaient le retour de Nesrine.

Quand le téléphone sonna et c'était elle au bout du fil, leur annonçant qu'elle allait passer la nuit chez Sarah car il était tard et elle ne voulait pas prendre le risque de prendre la route vers Blida.

Elle arriva à convaincre ces mères de ce mensonge.

Une fois apaisées, les femmes ont prit conscience que pour la première fois leur fille allait passer  la nuit loin d'elles.

La mamie dit alors

-         « Notre fille a grandit, je n'ai pas vu le temps passé, on va la marier ici, je ne veux pas qu'elle s'en aille ailleurs, la maison est grande, on va lui laisser à elle et son mari tout l'aile gauche de la maison, ils en feront ce qu'ils veulent »

Les autres femmes regardèrent la veille dame, et ne savait quoi répondre ni quoi penser des délires ou des rêves de la mamie.


     Et Mourad avec son cadeau attendait que Nesrine arrive à la gare d'Agha, à 16h puis 17h puis 18h.

Elle n'était pas là et lui s'était égaré dans ces craintes de l'avoir perdu, lui, l'homme qui passait pour son père devant les regards des étrangers.

 

 

 

 

 

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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 17:50
8 -

     Entre la vie et la mort, que peu ressentir notre âme, la paix ou la peur?

Nul ne sait, en ouvrant les yeux trois jours après, dans cet hôpital de Frantz Fanon, dans les alentours de Blida, sur la plaine de la Mitidja, Nesrine se reposait des aléas de la vie, même si l'âge était celui de 20 ans, le mal frappe qui veut.


     Les femmes avec leurs vieillesses, leurs cœurs gros et leurs amours débordants pour la petite rousse, ont passé les trois jours devant son lit, personne, ni infirmier, ni médecin, ni voisine n'a pu les convaincre de partir se reposer.

 

     Mais quelle logique le cœur d'une mère peut entendre, que cette mère a 40 ans ou 100 ans, elle a enfanté l'amour, alors nul esprit ne peut la persuader que sans elle, son enfant est dans de bonnes mains sauf les siennes.

Nesrine sous sérum, revenant à la vie, ou la vie reprenant ses droits sur elle, retrouve 3 pairs d'yeux qui se penchant sur elle et chaque regard exprimait l'affection et la peine, dés son réveil, les trois mères ont dit en même temps :


-         « Comment vas-tu ma fille ? »


Et voila que Nesrine se rappelle que tout ce drame était survenu à cause de cette fille qu'elle était.

 

Son séjour a duré une semaine, personne n'a osé ouvrir la plaie, reparler de ce qui s'est passé, il fallait laisser le temps pansé et baumé la blessure, peut être en parler après.

Mourad  dans son coin, se faner petit à petit à ne plus avoir des nouvelles de sa bien aimée, seule Sarah la bonne copine était restée un lien entre les amoureux, il ne pouvait même pas venir la voir, la garde n'avait pas baissé.

 

     En rentrant à la maison, Nesrine était dans un état pitoyable, elle haïssait ce logis, ces murs, ce jardin, elle haïssait son passé, si jeune encore.

Repose toi était devenu le mot d'ordre de chacune.

Alors, elle s'est reposée, après 15 jours, à la visite de Madame Noumou. Nesrine explose une dernière fois.


     Toutes les femmes étaient au tour de la table de café, faisaient mine que le beau temps régnait même si le froid et la pluie au dehors donnaient des frissons aux cœurs attristés.

Nesrine balança entre deux gorgées :

-         « Madame Noumou et si tu me disais la vérité, je sais que je suis adoptée, arrêtons de prendre des masques hypocrites »

Tout le monde est resté glacé, tout d'un coup le vent d'hiver a pénétré dans le salon, et la responsable de l'orphelinat de Blida a reprit son autorité de directrice pour avancer et dire :

-         « Bon , je crois qu'il est temps que tu saches la vérité , quoi que ma fille la vérité est devant tes yeux ,ta mère une certaine Khadija de Bejaia était venue  un jour me voir il y a de cela plus de 20 ans , elle était enceinte et avait peur des représailles de ses parents , une gaffe de jeunesse ,dés que son ventre s'est fait voir un peu , elle a prit le premier bus vers n'importe ou, elle a atterrit à Alger , puis à Blida , je ne sais pas comment elle faisait pour vivre , peut être du ménage , elle était enceinte de 7 mois quand elle a frappé à ma porte , elle disait qu'une bonne femme lui a conseillé de venir me voir , elle me connaissait et savait que je pouvais l'aider. Mais la ou je travaillais c'était un orphelinat pas une aide social, elle m'a fait tellement de peine, on était en hiver, et elle était misérable, je l'ai prise chez moi.

        Une semaine après son installation dans ma maison, elle a fait la connaissance avec ta tante, elles ont sympathisé, tu connais si bien comment elle est ta mère ou plutôt ta tante, pouf, je ne sais plus je mélange tout, revenons à ce que je racontais, puis petit à  petit elle se lie d'amitié aussi avec tes grands-mères , et ta venue au monde était attendue par tout le monde.

        Moi grâce à mon poste, j'ai faits mes recherches pour trouver ton père biologique, il avait un devoir envers toi, alors j'ai un peu abusé de ma position dans le parti politique dans ce temps là pour le ramener et lui faire signer un acte de mariage avec ta mère biologique, pour te reconnaître et delà ta mère pourra après refaire sa vie plus dignement.

       Ta naissance était une fête , tout le monde a participé , même ceux que tu prenaient pour tes vrais parents , ta mère biologique ensuite  a voulu revenir dans sa ville , mais sans toi , c'était dure pour elle d'élever une fille , comme c'était très dure pour elle de te quitter .Mais elle n'avait pas le choix, je ne pouvais pas la garder chez moi éternellement , elle devait revenir de la ou elle était, reprendre sa vie , malheureusement faire comme si de rien n'était , sauf un mariage raté .

       C'est ainsi que tu as été adopté, puis avec la tragédie de ceux que tu prenaient pour parents, on a pensé a inventer cette histoire, kahdija , c'est un prénom courant la demie sœur de ta tante se nomme Khadija , on a pas pensé un jour te faire du mal , on avait peur de ta réaction mais tu portes le vrai nom de ton père . »

 

     Le récit terminé, le café refroidi, les yeux mouillés, le silence régna, comme pour parler à son tour, chacun murmurait dans le cœur de l'autre, son angoisse, sa peur, sa déception et son amertume.

Puis Nesrine a reprit la parole :


-         « Qu'est ce qu'il devenu de mes vrais parents ? »


-         « Je ne sais pas, on est resté en contact quelques temps avec ta mère biologique, mais après, on a plus eu de nouvelle, alors que ton père biologique, lui personne ne la vue, sauf moi,il était déjà marié quand tu es venue au monde, c'était un contexte tellement compliqué, le mariage n'était qu'un simulacre administratif pour te garantir tes droits, et pour protéger ta filiation » a répondu Madame Noumou.


-         « Pourquoi tu cherches après eux, c'est moi ta mère » répondit la mamie de

            100 ans.


-         « Laisse la tranquille grand mère, elle est sous le choc, et c'est son droit de savoir qui sont ces vrais parents, je pense qu'on aurait dû te dire la vérité plus tôt, mais cela aurait changé quoi ? » dit la tante (mère-tante)


-         « Cela m'aurait épargné de tomber dans un coma. »répondit sèchement Nesrine.


-         « Ce n'est pas la faute de ta mère ou tes grands-mères Nesrine tout ce qui t'es arrivée, au contraire, elles t'aiment tellement, ne sois pas injuste » réplique Madame Noumou.


En guise de réponse, Nesrine s'est levée de la table sans rien dire.

Et depuis la communication était rompue entres les femmes de la maison.

Nesrine a reprit le chemin de la fac, sa rencontre avec Mourad était glaciale, il était de plus en plus dérouté, elle ne voulais pas lui raconter, elle la bâtarde, ne sera jamais digne de ce gentlemen fils de la noble société de Blida.

Il fallait qu'il la déteste petit à petit, et c'est cela ce que Nesrine a entreprit de faire.

 

 la musique je la dédie à Maria mon amie de coeur , Sarah ma douce copine  , Chris l'enfant de ma terre natale, Kamal le poète en âme .................



 

 

 



Par les fleurs du Sultan - Communauté : Ruche de beaux mots
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 17:55

7 -

      Le temps a commencé à refroidir à Blida, l'hiver s'approchait à petit pas, alors les dames « mères »hésitaient à prendre leurs douches à la maison, la santé n'est plus ce qu'elle était à 20 ans.

Alors chaque lundi ou jeudi, c'était le bain turc collectif.


      Ce lieu de haute culture dans le patrimoine algérien, où les femmes se rencontrent et allient le plaisir du bain et de la détente sous l'eau chaude, aux petites réunions féminines où les histoires de belles mères, de voisines, de cousines et surtout de maris et de fiancés sont les sujets des grandes discussions autour de la fontaine de la salle de repos.


      Depuis sa maladie, Nesrine, ne supportait plus la chaleur du bain, elle préférait prendre sa douche à la maison mais sous haute surveillance, il ne fallait pas qu'un grain de froid ne pénètre dans la maison, un jour de grande bataille pour les femmes qui la couvraient comme un bébé.

Ce lundi, les femmes s'apprêtaient à se rendre au bain, laissant Nesrine seule dans la maison devant la télé à se reposer.

En partant la mère lui donne son dernier conseil:


« N'oublie pas à 15h de prendre ton lait, et ta galette, tu n'as rien pris à midi, je ne veux pas que ta glycémie baisse »


« D'accord maman, pas de soucis va au bain et essaye de m'oublier un tout petit peu et profite de la masseuse »


Ce que Nesrine avait en tête, n'était sûrement pas faire dodo.


      Une demi-heure, après le départ des dames, Nesrine met son manteau et direction le bain.

Il est d'usage dans les bains turcs d'Algérie, d'avoir des grandes salles de réception et de repos, la ou chaque femme dépose sa petite valise spéciale bain ou son cabas, avec son tapis de bain pour pourvoir se reposer dessus après sa sortie des lieux chauds.


Nesrine était connue par la propriétaire du bain, elle l'a connaissait depuis l'âge de deux ans.

En entrant, Nesrine sourit à la propriétaire qui veille sur les affaires de ces clientes, et puis elle se dirige vers la valise de ses mères.

La elle cherche les habits de son arrière grand-mère, car c'est le seul moment ou, cette bonne mamie se sépare de sa clé.


      Nesrine la récupère, sourit à la propriétaire du bain en guise d'un au revoir et court vers la maison qui est à 10 minutes du bain.


      Essoufflée, elle se dirige directement vers le petit coffre, l'ouvre avec ses mains tremblantes et un cœur qui bat la chamade.

L'angoisse était pire que celle ressentie à sa première rencontre avec Mourad.


      Elle se retrouve devant un tas de papiers, des extraits de naissance de sa tante (mère adoptive), celle de sa grand-mère, le livret de famille de l'arrière grand-mère, et là, elle trouve un papier, un papier étrange.

Il était de la République Algérienne

Un papier de l'assistance sociale et clairement précisé "Orphelinat de Blida"

Cette assistance, Nesrine la connaît, c'est là ou madame Noumo travaille.


      Elle parcourt les lignes, le cœur en dégringolant vers son estomac, elle arrive à la dernière phrase ou on parle d'une adoption d'une certaine Nesrine Batouche.

C'était elle.

Elle ne croyait pas ses yeux, elle ne voulait pas y croire, qu'elle relit le document, puis elle se dit, que c'était peut être la procédure que sa tante était obligée de suivre pour l'adopter, de toute manière elle n'était que demie sœur de ma mère biologique.


     Oui, peut être que c'est bien cela, c'était à cela que Nesrine voulait se convaincre.

Alors elle chercha des documents sur celle qui était sensée être sa mère biologique, la demie sœur.

Dans un carnet de famille de son hypothétique  grand père, elle voit bien le prénom de sa tante, de sa mère biologique, c'était bien elle, c'était bien ce prénom la qu'elle retrouvait dans son extrait de naissance à elle, mais alors ou est l'adoption et l'assistance sociale dans tout ça ?

Elle vide complètement le contenu du coffre par terre, elle s'en foutait à l'heure qu'il est que ses mères rentrent du bain et la retrouve ainsi, elle était dans un était second, elle était ailleurs entre ce qu'elle était et son portrait dans un miroir étrange.


      Elle feuilleta, vite, très vite, pour chercher, dans un document, le nom du mari de sa mère biologique, l'acte de mariage de sa mère, là ou elle pouvait trouver son nom de famille ou plutôt s'assurer de son nom de famille.


     Quand elle le trouva il avait l'air d'un acte de l'avant guerre, à peine sauf, jaunâtre, empestant la moisissure, elle l'ouvre, et elle sentit en voyant le nom de son père un rideau de fer s'abattre sur sa nuque, une guillotine nommée vérité.


Le mari de sa mère biologique était Messaoud Bakri.

Comment a fait Bakri pour devenir Batouche ?

Qui était Nesrine ????Cette rousse ....


      Elle était dans sa stupeur, sa torpeur, quand la porte de la chambre s'ouvre et les femmes de la maison la surprennent.

Nesrine était blême, livide, terne, aucune goutte de vie ne nourrissait son corps, en voyant ces mères devant elles, elle les regarda et ses prunelles se rétrécissaient.

Ces mères étaient rouges par la chaleur du bain, rouge de colère, rouge de honte.

Quand l'arrière grand-mère forte de ces 100 ans, allait ouvrir la bouche

Nesrine, n'était plus la.

Elle était en coma diabétique.

 

 

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